Les cinéastes d’ARTE veulent maintenant résoudre la crise climatique en abandonnant l’énergie éolienne et les voitures électriques

Non, ce titre n’est ni appât à clics, ni exagération, mais bien le message immédiat du documentaire „La face cachée des énergies vertes“, réalisé par ARTE. Le titre a été traduit très librement pour le public allemand de „La face cachée des Énergies vertes“ à „Umweltsünder E-Auto?“ (Pollueur – voiture électrique?).  Le sujet, produit par Jean-Louis Pérez et Guillaume Pitron, est sous-titré „Le revers de la révolution énergétique – une enquête“.

C’est doublement trompeur, il s’agit ici de bien plus que de simples voitures électriques.  Et franchement, le point d’interrogation aurait dû être remplacé par 3 points d’exclamation, car à la fin des 89 minutes, il ne reste rien de l’apparente ouverture quant aux résultats, supposée dans le titre en Allemand. Pendant la rédaction de ce texte, le documentaire a été visionné plus de 500.000 fois sur YouTube. Cette œuvre apparait comme le petit frère européen de l’absurde „docutainment“ de Michael Moore „Planet of the humans“.

Il y a plusieurs parallèles entre les deux productions : toutes deux tentent d’aborder le problème extrêmement complexe d´une économie mondiale durable. Néanmoins, les deux films ne donnent la parole à aucune des personnes ayant quelque chose de solide et fondé à dire sur le sujet. Au contraire, on nous y présente une multitude de pièces du puzzle sans pour autant réussir à les assembler en une image globale sensée. Pour les déclarations à caractère scientifique, il n’existe aucune source ou alors des sources anciennes, on nous balance des termes bien trop simplistes comme „vert“ et „propre“, qui accompagnés de musique lugubre, dégagent un maximum d´atmosphère anxiogène.

Si je voulais énumérer toutes les erreurs que l´on peut trouver dans „La face cachée des énergies vertes“, il me faudrait probablement écrire une série de dix articles. Mais ce ne serait pas très accessible, et on risquerait de s’ennuyer dès la troisième partie, car les épisodes du film ARTE alignent une série de répétitions de la même recette dramaturgique bien connue :

  1. On choisit une technologie „verte“.
  2. On recherche les éléments chimiques qu´elle requiert.
  3. On prend l’avion pour aller à l’autre bout du monde, dans des zones minières d’où sont extraits ces éléments
  4. On en documente les abus et on interroge le plus grand nombre possible de personnes malheureuses
  5. On souligne avec de la musique sinistre et on conclut que la technologie verte est la seule et unique cause de la souffrance montrée.

Vous garnissez maintenant le tout de quelques bribes d’interviews d’“experts”, de chiffres si possibles faramineux et difficiles à interpréter, et d´images de personnes nageant dans le bonheur en Europe. Car ces personnes utilisent cette technologie verte par pur égoïsme, et ne se soucient guère du sort des personnes concernées à l´autre bout de la planète. Et voilà la séquence vidéo générant un taux d´ indignation maximum :  des individus prospères qui, dans leur propre objectif d’air pur, polluent l’air des autres.

Pour que les réactions et commentaires bouillonnent vraiment de rage et d’indignation face à cette formidable hypocrisie, il faut surtout éviter d’établir un bilan exhaustif des technologies actuelles. Ainsi, il faut commencer par poser des questions rhétoriques qui suggèrent le scandale, notamment que les technologies vertes sont pires que tout et que cette vérité est réprimée par des forces obscures. A la minute 1:45  du documentaire, le narrateur nous questionne :

„Et si la promesse des énergies propret n’était qu’un leurre ? Le remède ne risque-t-il pas d’être pire que le mal des énergies fossiles“ ? (Ces questions ne seront plus reprises)

Oui, effectivement, ce serait grave. Mais, ce ne sont quelconques individus qui ont proclamé que l’énergie éolienne et solaire sont les technologies les plus respectueuses du climat ; au contraire, ce sont de nombreux scientifiques qui se sont penchés sur la question et sont parvenus à des résultats sans équivoque. Les réalisateurs veulent-ils vraiment savoir, au sens littéral, à quel point ces technologie sont „propres“ ?

Passons en revue la recette décrite plus haut en utilisant le premier exemple, la voiture électrique :

Ici, on commence par des arguments abusifs, afin que le documentaire puisse répondre à des positions infondées, facile à critiquer. Par exemple a la minute 1:24:

„Les gent sont convaincus, on les a convaincus que s’ils roulaient tous en voiture électriques, on aurait résolu tous les problèmes de CO2“

Pour preuve, un entretien avec le responsable des relations publiques de BMW France suffit. C´est bien connu : ces gens disent toujours et rien que la vérité dans leur communication : l’industrie automobile a réalisé un „volte-face rapide“ en faveur des voitures électriques, alors que la gamme électrique du constructeur allemand ressemble au rayon fruits et légumes du supermarché un samedi soir à 21h30.

Les réalisateurs veulent paraître aussi investigateurs que possible, mais ils se laissent prendre à ce tour de passe-passe promotionnel et commettent la prochaine erreur : „Si l’on en croit les constructeurs, la voiture électrique n’a que des avantages.” Il est étrange que les fabricants eux-mêmes retardent le passage aux moteurs électriques depuis des décennies et parlent constamment d’être ouverts à toutes nouvelles technologies, tentant dans le même mouvement de vendre des moteurs à essence le plus longtemps possible.

La porte-parole met en garde :

„Demain, des centaines de millions de ces véhicules vont rouler partout sur la planète.“ (6:08)

Ouille, c’est certainement mauvais, non ? Des centaines de millions ?! Même des centaines de millions de chiots semblerait menaçants. Mais voilà : il y a déjà près de 1,3 milliard de voitures sur la planète, et nous en produisons actuellement près de 70 millions par an dans le monde. Oui, en quelques années, l’humanité va produire des centaines de millions de nouvelles voitures, mais c’est le cas depuis au moins les années 1980. En tant qu’activiste pour un tournant durable dans les transports,  évidemment, je ne pense pas que ce soit une bonne chose, mais cela a très peu à voir avec les voitures électriques.

Dorénavant, les réalisateurs s’en tiendront à la recette décrite ci-dessus de manière exemplaire et énuméreront en deuxième toutes sortes de matières premières nécessaires à fabriquer des voitures électriques. Guillaume Pitron s’intéresse particulièrement aux terres rares, c´est sans doute dû au fait qu’il a déjà réalisé un film sur le sujet „Rare Earths: The Dirty War“ (Terres rares : la  guerre sale) en 2012. Diverses terres rares sont également utilisées dans la production des voitures à combustion, mais avec le néodyme, l’une d’entre elles, se trouve au cœur de certaines voitures électriques : dans le moteur. Le documentaire tourne ici autour de la vérité et affirme :

„Sans néodyme, la voiture électrique ne pourrait tout simplement pas rouler.“ (8:04)

C’est une vraie farce, car les voitures électriques à moteur asynchrone fonctionnent généralement sans aucun aimant permanent (néodyme). La Tesla Model S montrée dans le documentaire était également pourvue de moteur sans néodyme jusqu’en 2018, et l’Audi e-tron quattro, la Mercedes EQC ainsi que la Renault Zoé fonctionnent également sans ce métal. En outre, il s’agit d’un composant isolé qui peut être extrait à 100 % de la voiture arrivée à son terme d´utilisation.

Même si cette histoire de voiture sans néodyme est donc assez bancale, les réalisateurs suivent leur recette dramaturgique à la lettre, passent au point 3 et se rendent maintenant à Baotou, une grande ville de Mongolie intérieure, qui est si l´on peut dire la capitale mondiale de l’extraction des terres rares. Ce n’est pas tant parce que ces terres rares ne sont pas présentes ailleurs, mais plutôt en raison de la volonté du gouvernement chinois d’autoriser la production sans aucune restriction environnementale de poids.

En conséquence à cette politique on trouve à 16 kilomètres du centre de Baotou, un lac artificiel d’environ 7 kilomètres carrés, dans lequel sont déversées les eaux usées très polluées des compagnies minières. Tim Maughan de la BBC l’a qualifié de „lac dystopique, toxique et cauchemardesque“ et sur Google Maps, il semble qu’un monstre mutant puisse en surgir à tout moment. Mais ce n’est pas nouveau, la société minière d’État Baogang y exploite des terres rares depuis 1958. Selon les agriculteurs interrogés par le Guardian, des malformations des plantes potagères ont déjà été observées à la fin des années 1980, et dix ans plus tard, ils ont complètement cessé de les cultiver pour manque de croissance.

Nous arrivons au point 4 : l’interview d’une agricultrice âgée qui a dû abandonner son exploitation en raison de risques sanitaires et qui témoigne de la contamination de l’eau du robinet. Un destin qu’elle partage avec des millions d’autres anciens habitants des campagnes chinoises. Les images sont très fortes et constitueraient un élément de journalisme précieux si la conclusion n’était pas si désastreusement erronée (point numéro 5) :

Nous entendons dire le narrateur, des images d’architecture grise en arrière-plan :

„Dans les faubourgs de Baotou, des milliers de villageois commencent une nouvelle vie dans des cités-dortoirs sans âme. Ce sont les 1ers réfugiés des technologies vertes.“ (20:13)

80 secondes plus tard :

„C’est au prix de ces nouvelles pollutions, à l’autre bout du monde, que nos éoliennes, nos panneaux solaires et nos voitures propres purifient l’air en Europe. Comble du paradoxe : les émissions de gaz à effet de serre continuent d’aggraver le dèrèglement climatique à l’échelle de notre planète.“ (21:45)

Certes, cela semble tout à fait dramatique, mais c’est l’une des accusations les plus invraisemblables et les plus scandaleuses que j’ai entendues depuis longtemps : ils ne sont en aucun cas les „premiers réfugiés“ alors que des terres rares y sont exploitées depuis 62 ans. Ces destructions de l’environnement ne sont en rien „nouvelles“, puisque les agriculteurs en ont remarqué les effets toxiques dès les années 1980. Et les terres rares ne comprennent pas seulement le néodyme pour les moteurs électriques, mais bien 17 autres éléments qui sont utilisés dans toutes sortes de produits :

Dans l’éclairage des stades, les appareils à rayons X, les vélos de course, les lasers, la fibre optique, les barres de combustible nucléaire, les LED, les écouteurs, les enregistreurs vocaux, les moteurs d’avion, la coloration du verre et, plus intéressant encore, les filtres à particules, les pots catalytiques automobiles et les bougies d’allumage. En d’autres termes, la demande de ces métaux – qui font qu´aujourd’hui la région à l’ouest de Baotou ressemble plus à Mordor qu´à des terres agricoles fertiles- existe depuis des décennies et les moteurs à combustion eux-mêmes y ont joué leur rôle.

La communauté mondiale y achète depuis longtemps ces métaux pour toutes sortes de produits quotidiens et en a déjà produit des millions de filtres à particules et de pots catalytiques. Pour une meilleure qualité de l´air en Europe ! Apparemment, personne ne s’y est intéressé jusqu´alors, surtout pas Jean-Louis Pérez, ni Guillaume Pitron ou qui que ce soit de la programmation d´ARTE.

Mais maintenant que ces métaux sont utilisés pour fabriquer des machines avec lesquelles nous espérons pouvoir combattre la crise climatique, les auteurs essaient de à toute force d’établir un lien de cause à effet univoque entre les voitures électriques et la quasi-totalité de l’extraction mondiale de terres rares. Comme s’il suffisait de continuer à conduire des voitures diesel, et hop, le lac chimique radioactif de Baotou redeviendrait une prairie paradisiaque.

Il serait juste de comparer ces destructions environnementales avec toutes les autres destructions environnementales causées par l’économie fossile à l’échelle mondiale. Les forêts de mangroves contaminées, les enfants kenyans, qui recyclent des batteries au plomb, les accidents de pétroliers, les forêts déboisées au Canada, les fuites de méthane ou les conséquences d’un réchauffement rapide de la Terre fourniraient également de bonnes images pour remettre en question notre consommation, mais elles ne sont probablement pas assez noires et blanches pour cette histoire.

Cette procédure indigne est maintenant répétée plusieurs fois avec les matières premières que sont le graphite, le cuivre et le lithium. Ensuite, nous verrons des images de la plus grande mine de cuivre mondiale au Chili. Il existe des dizaines d’utilisation du cuivre, mais selon le documentaire, il n’y a bien sûr qu’une seule cause :

„Avec les besoins en métaux ordinaires comme le cuivre, de nombreux autres pays se retrouvent affectés par la production des énergies vertes. Au nord du Chili, les dégâts sont déjà perceptibles.“. (24:46)

Vient ensuite le passage absurde et quasi obligatoire pour les documentaires de ce type, lors duquel on tente à l´aide de toute sorte de contorsion et à tout prix d’exagérer les dégâts climatiques causé par les voitures électriques :

„Comme partout ailleurs en Europe, [la voiture électrique] est louée par les politiciens et les industriels. Même si nombres d´entre eux connaissent depuis longtemps son réel impact écologique“.

Le film gaspille maintenant 10 minutes entières à documenter l´apparent impact écologique négatif des voitures électriques avec un rapport datant de 2009 (!). L’agence ADEME aurait alors conclu que les voitures électriques ont le même impact environnemental que les moteurs à combustion. Le film oublie qu’on est en 2020 et commente à ce sujet :

„Comme partout en Europe, politiques et industriels en font aujourd’hui sa promotion. Même si beaucoup connaissent son véritable bilan écologique depuis longtemps.“ (46:00)

Wow. Est-ce le niveau de recherche et de sérieux d’ARTE ? L’utilisation d’un rapport non spécifié de 2009, qui contredit tout ce que la recherche sérieuse dans ce domaine a publié en 2020. Accompagné d’une déclaration non plausible, comme si tous les politiciens en Europe s’engageaient pour les voitures électriques. En attendant, il y a dans la réalité des courants conservateurs ou libéraux qui préféreraient poursuivre la recherche sur le diesel propre durant encore 50 ans, et qui se prétendent ouverts à toutes les technologies.

La recherche dans le secteur des batteries et des énergies renouvelables connaît actuellement tellement d´avancées que même les études de 2017 sont complètement dépassées. Grâce à des technologies plus efficaces et à des volumes de production plus importants, les voitures électriques sont déjà nettement plus respectueuses du climat que les voitures à combustion, même lorsqu´elles sont rechargées à l’aide du mixe électrique allemand, qui en 2020 comprenait 23 % d’électricité à base de charbon. Plus important encore, les voitures électriques offrent la possibilité d’être fabriquées et utilisées de manière totalement neutre sur le plan climatique, ce qui n’est pas le cas des voitures à combustion.

ARTE, en revanche, donne l’impression que les lobbyistes des voitures électriques influencent ces résultats en essayant de maintenir les émissions pour l’extraction des matières premières en dehors du bilan. Aujourd’hui, 11 ans après ce rapport, il est difficile de déceler qui a influencé quelles parties de ce rapport, aussi parce qu’une fois de plus aucun document ou source n’a été lié à cette „documentation“ et que la page d’accueil de l’ADEME ne propose aucun résultat pour la recherche „voiture électrique“.

Jean-Louis Pérez et Guillaume Pitron ont-ils enchaîné ces 89 minutes de bêtises juste parce qu’ils étaient gênés par l’image propre des véhicules électriques ? Parce qu’un groupe automobile a imprimé le mot „propre“ dans sa brochure publicitaire, ils vont maintenant cumuler 20 000 miles de vols intercontinentaux afin de prouver ce que tout le monde sait depuis longtemps déjà ? Bien sûr, même une voiture électrique n’est pas „propre“ en soi.

Le mot „propre“ se réfère principalement aux émissions locales. Les voitures électriques ont été simplement définies comme „Zero Emission Vehicle” (véhicule à émission zéro) par l’autorité environnementale californienne, car elles avaient besoin d’une solution pour Los Angeles, une ville régulièrement confrontée au smog. Oui, cela ne résout pas les problèmes de l’industrie des matières premières ou du conflit au Moyen-Orient, mais quel produit le fait ? La plupart des gens devinent probablement deviner tout seul que 2 tonnes de métal et de composites ne proviennent pas de fermes biologiques. Néanmoins, Pérez et Pitron s’attendent à ce que les énergies renouvelables soient propres à tout-égards et fondent toute leur argumentation sur cet élément insensé.

Conclusion :

C’est l’un des pires documentaires que j’ai dû voir depuis longtemps. Même si c´était RTL9 qui avait diffusé de telles absurdités, ça n´en serait pas moins hointeux. Qu´ ARTE ait-eu l’idée de diffuser cette chose, mal conçue sous toutes les coutures, me dépasse.

Dans leur documentaire, Jean-Louis Pérez et Guillaume Pitron tentent d’analyser deux des plus grands problèmes de l’humanité et échouent fatalement : la crise climatique ainsi que les conséquences du capitalisme mondialisé et accéléré. Ces deux sujets sont si complexes, il existe des experts pour les deux disciplines, qui passent leur vie entière à la recherche de stratégies pour résoudre ces problèmes. On aurait  pu les interroger. Une chaîne de média ayant l´exigence d’ARTE aurait dû les consulter et se referer à leur expertise.

Au lieu de cela, un journaliste de formation juridique (Guillaume Pitron) et un historien (Jean-Louis Pérez) se font leur propre opinion sur ce qu’il faut faire maintenant, divisant le monde entier en une espèce de schéma bon-méchant ressemblant à la Guerre des Etoiles. Dans ce monde, tous les politiciens en Europe sont obsédés par les voitures électriques, toute la Norvège est adepte de la „religion“ de la mobilité électrique (minute 40:30) et tous, avec les „prophètes de la transition énergétique“ (minute 59:15), dissimulent le fait que même les voitures électriques et l’électricité pour les recharger doivent venir de quelque part.

Ce qui est vraiment grave, c’est que ces deux sujets nécessitent une attention réelle et particulièrement urgente, documentée avec réflexion et compétence. Bien sûr, notre soif de ressources toujours plus grande est un problème, mais déjà bien avant que les premières voitures électriques modernes soient produites. Malheureusement, il n’est pas nouveau que les pays pauvres aient tendance à avoir une législation moins stricte en matière de santé et de sécurité et que nous, les habitants des pays riches, bénéficions du fait que ces personnes risquent leur santé pour satisfaire notre consommation. Ceci peut déjà être vérifié dans le rapport Brundtland de 1987.

Non, je ne veux pas non plus que les citoyens de Baotou aient à vivre à côté d’une gigantesque décharge de déchets toxiques radioactifs. La stratégie „Mieux vaut continuer à utiliser du diesel et arrêter de construire des éoliennes“ ne changera pas le bassin de déchets toxiques, mais elle nous fera avancer vers des points de non-retour climatiques dangereux – ce qui aura un impact en premier pour les personnes les plus pauvres. D’ailleurs, ce n’est pas seulement la consommation mondiale qui est responsable de l’empoisonnement des sols, mais aussi le gouvernement chinois, qui a probablement supprimé les quotas d’exportation pour obtenir un monopole.

On peut critiquer cela avec verve, mais pas de cette façon, ni en se concentrant sur une seule industrie ! Depuis des décennies, nous achetons des produits apparemment bon marché produits dans le monde entier, des vêtements, des produits électroniques ou d’alimentation, mais les technologies avec lesquelles nous espérons combattre la plus grande crise de l’humanité, elles, sont censées provenir de sources 100 % fiables avec leur propre circuit, parce qu’elles sont supposées être „propres“ ? Laissez-moi rire.

Oui, afin d´économiser les ressources, nous devrions réduire la production de voitures. Les voitures électriques ont un potentiel particulièrement grand en la matière, car leur conception implique qu’elles ont une durée de vie beaucoup plus longue que les voitures à moteur à combustion. En effet, elles ont beaucoup moins de pièces d’usure mécanique. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les fabricants ont longtemps résisté. Ils continueraient d’ailleurs à le faire si Tesla ne les obligeait pas à changer. D’ailleurs, cette adhésion aux énergies fossiles pour un peu plus de profit contre toute logique, est aussi un aspect discutable du capitalisme, que ces journalistes peu rigoureux, laissent complètement de côté en prétendant simplement que tous les constructeurs automobiles se sont jetés sur le buzz des voitures électriques.

Mais l´aspect le plus destructeur de cette œuvre, tout comme dans le film de Michael Moore, „Planet of the humans” (Planète des humains), c’est que le film ne propose aucune solution réelle et laisse son public impuissant et avec un sentiment de désespoir. La conclusion est que la transformation du système énergétique dépend de la croissance économique et qu’il faut rester „sur la voie rapide du toujours plus” en termes de ressources.

Cela ne pourrait pas être plus faux, car en passant aux énergies renouvelables, nous économisons des quantités gigantesques de matières premières : Nous consommons chaque année des milliards de litres de pétrole brut, de mètres cubes de gaz naturel et de kilos de charbon. Ce sont également toutes des ressources qui sont extraites de la Terre quelque part sous une destruction environnementale massive. Et une fois brûlés, ils ont disparu. En termes humains, pour toujours, car leurs création aura durée des millions d’années. Le taux de recyclage est ici de zéro, car nous transformons ces matières premières en gaz d’échappement et en gaz d’effet de serre.

Nous brûlons et consommons ces précieuses ressources sans pouvoir en réutiliser aucune. Ainsi, une économie circulaire n’est jamais possible. Avec la voiture électrique à batterie, en revanche, l’utilisation durable pendant la durée du produit et, au-delà, même un recyclage efficace des ressources, la réutilisation de celles-ci et, finalement, le début d’une économie circulaire est atteignable – ce qui résout précisément le problème principal du gaspillage et de la demande augmentant sans arrêt de nouvelles ressources.

À la toute fin, dans les 25 dernières secondes du film, une proposition de solution est brièvement abordée : l’humanité devrait renoncer à la croissance et apprendre le renoncement. Voilà. C’est la solution proposée à la crise du climat et des matières premières : pourquoi ne pas s’en passer un peu ?

Désolé, mais cette proposition est juste extrêmement mauvaise. Certes, la biosphère ne peut supporter encore 10 ans près de 8 milliards de personnes avec le profil de consommation d’un Américain, mais ce n’est pas une solution pour la transformation de notre système énergétique ! Même si nous nous ressaisissons tous, que nous baissons nos chauffages à 16 degrés, que nous supprimons 90 % des voitures et que nous réduisons de moitié notre consommation d’électricité, nous émettrons encore des centaines de mégatonnes de CO2 par an rien qu’en Allemagne. Ce n’est pas non plus une solution pour l’exploitation excessive des matières premières, car même dans mon scénario de renonciation, nous avons besoin de matières premières, même en quantité moindre.

L’objectif est d’atteindre à l’avenir un bilan carbone neutre en mettant en place une économie circulaire. Cela ne nous avance en rien d’opposer les deux sujets et de prêcher ensuite un peu de renoncement. La crise climatique n’est pas un régime dans lequel on saute la barre de chocolat du soir et le dessert à midi pour espérer atteindre une taille de guêpe. Nous avons besoin de solutions qui permettront aux gens de se chauffer sans nuire au climat dans dix ans, d’obtenir de l’électricité sans nuire au climat et d’être mobiles sans nuire au climat. Nous ne pourrons pas le faire sans matières premières tant que personne ne construira de cellules solaires à partir de pommes de pin et de mousse. Cela peut sembler profane, je sais, mais les auteurs n’ont manifestement pas compris cela.

ARTE a laissé deux personnes qui ne comprennent pas la crise climatique réaliser un film sur la transformation du système énergétique. Ou ne veulent-elles pas la comprendre ? Ceci est une opinion personnelle, mais l’interview des climatosceptiques (1:19:27) de l’initiative anti-éolienne „Vernunftkraft“ ainsi que le fait que le film entier n´évoque pas les effets du réchauffement climatique, suggère que Pérez et Pitron ne prennent pas la mesure de la menace des émissions climatiques aussi sérieusement que la recherche scientifique sur l’impact climatique.

Cela pourrait au moins expliquer pourquoi ils ont réalisé ce film très manipulateur, que le lobby des énergies fossiles est probablement en train de célébrer avec du champagne et des amuse-gueules au saumon. Il s’agit d’une déclaration de faillite en termes de recherche documentation, de transparence et de mise en perspective nuancé, et elle aura un effet durable sur mon image d’ARTE en tant que chaîne média (et pas pour le meilleur).

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Post scriptum :

Si des rédacteurs en chef des médias financés devait lire ce texte, une demande générale : vos documentaires pourraient peut-être se passer de termes tels que „propre“, „vert“ et „bon pour l’environnement“ et indiquer clairement de quoi il s’agit ? Un produit peut être respectueux du climat tout en causant de la pollution (voiture électrique). Il peut être biodégradable à 100 %, mais il peut aussi polluer le climat (une vache). Il peut consommer beaucoup d’eau et en même temps être très précieux pour l’écosystème (un arbre).

Veuillez utiliser des sources et ne pas couper les interviews de manière à ce que l´on ne puisse pas, en tant que téléspectateur, dire à quelle question la personne répond et sortir les propos de leur contexte. Veuillez expliquer et présenter qui vous interrogez et quelle est leur expertise dans le domaine. Ne remplacez pas la recherche par une musique de fond lugubre et dépensez plus d’argent pour le journalisme que pour des vols de drones au-dessus des mines de minerai.

 

Nachlese zum ARTE-Film: Wie das Internet auf „Umweltsünder E-Auto?“ reagiert hat

Zum ARTE-Film „Umweltsünder E-Auto?“ und meinen entsprechenden Artikel dazu von letzter Woche gab es so viel Feedback und Updates, dass ich beides hier in einem eigenen Nachlese-Artikel sammeln möchte. Trotz der Länge des Films gibt es nämlich heute schon mehrere kritische Stimmen, die es alle verdient haben, gehört zu werden und die ich deswegen hier aufliste. Ich aktualisiere die Liste dann, wann immer etwas neues dazu veröffentlicht wird. Abschließend gehe ich noch auf die häufigste Kritik zu meinem Artikel ein.

Medienrezeption von „Umweltsünder E-Auto?“:

Das Wichtigste zuerst: Arte hat reagiert und am vergangenen Freitag Abend auf Twitter mitgeteilt, die Kritik an die zuständige Redaktion weitergeleitet zu haben und die voraussichtliche Antwort dann zu

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ARTE-Filmemacher wollen die Klimakrise jetzt durch Verzicht auf Windkraft und E-Autos lösen

Uff, so einen langen Text müsst ihr jetzt lesen? Nein, müsst ihr nicht, ihr könnt ihn auch bequem hören, und zwar hier:

Nein, mein Titel ist weder Übertreibung noch Clickbait oder rhetorische Zuspitzung, sondern die unmittelbare Botschaft der seit 6 Tagen bei ARTE zu sehenden Dokumentation „Die verborgene Seite der grünen Energien“. Komisch, Eure Google-Suche findet unter diesem Namen gar nichts? Das mag daran liegen, dass man den Titel für das deutsche Publikum sehr frei von „La face cachée des Énergies vertes“ zu „Umweltsünder E-Auto?“ übersetzt hat. Der von Jean-Louis Pérez und Guillaume Pitron produzierte Beitrag hat in der Mediathek noch den Untertitel „Die Kehrseite der Energiewende – Eine Spurensuche“ spendiert bekommen, der YouTube-Upload muss aber ohne auskommen.

Das ist schon doppelt irreführend, denn hier geht es um weit mehr als nur um E-Autos, und das Fragezeichen hätte ehrlicherweise durch 3 Ausrufezeichen ersetzt werden müssen, denn von der scheinbaren Ergebnisoffenheit dieses Titels ist nach 89 Minuten nichts mehr übrig. Das Ganze ist beim Verfassen dieses Textes allein auf YouTube über 250.000 Mal angesehen worden, obwohl man sich stattdessen auch anderthalb Stunden lang das Mantra eines fatalistischen Doomsday-Kults hätte anhören können. Ganz so, als wäre das Werk der kleine, europäische Bruder von Michael Moores Docutainment-Quatsch „Planet of the humans“.

Generell gibt es mehrere Parallelen zwischen den Werken: Beide versuchen, sich dem überaus komplexen Problem zu nähern, wie in Zukunft eine nachhaltige Weltwirtschaft aussehen könnte. Dennoch lassen beide Werke niemanden zu Wort kommen, der dazu etwas Fundiertes zu sagen hätte. Stattdessen stürzen sie sich auf eine Menge einzelner Puzzlestückchen und scheitern kläglich daran, diese zu einem sinnvollen Gesamtbild zusammenzusetzen. Für wissenschaftlich wirkende Aussagen gibt es entweder keine oder uralte Quellen, es hagelt übersimplifizierende Begriffe wie „grün“ und „sauber“, die dann zu düster klingender Musik maximal bedrohlich aufgeladen werden.

Wollte ich alle Fehler von „Umweltsünder E-Auto?“ auflisten, ich müsste wohl eine zehnteilige Artikelreihe schreiben. Das wäre aber vermutlich nicht besonders zugänglich und zudem auch spätestens ab Teil drei ziemlich

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Der Verkehrswende-Brexit von Wiesbaden, powered by FDP

Vorgestern kam es in Wiesbaden zu einer Art Brexit der Verkehrsplanung, als über den Bau einer Straßenbahnlinie abgestimmt wurde. Eigentlich wollte ich euch diese Lokalposse ersparen, aber jetzt wird sogar überregional darüber berichtet und es hat ggf. eine gewisse Auswirkung auf ähnliche Projekte im ganzen Land, daher eine kurze Einordnung:

Stau in Wiesbaden
Ironie des Schicksals: Das Anti-Citybahn-Plakat steckt im Stau, den es selbst noch verschlimmert

Warum der Vergleich mit dem Brexit? Weil die Sache objektiv betrachtet recht klar ist. Alle anderen deutschen Städte dieser Größe haben längst ein schienengebundenes Verkehrsmittel, einzige Ausnahmen sind Münster und Mönchengladbach. Münster kommt damit noch gut weg, weil dort bekanntermaßen der Anteil des Radverkehrs sehr hoch ist. In Wiesbaden sind jedoch so viele Autos unterwegs, dass auf der zentralen Hauptstraße der Stadt täglich mehr PKW unterwegs sind als auf den meisten Autobahnen des Landes.

Für den ÖPNV werden in der hessischen Hauptstadt hingegen nur Busse eingesetzt, was dazu führt, dass unfassbare 48,5 Prozent des gesamten Verkehrsaufkommens auf PKW entfallen. Und dementsprechend sieht es hier aus: Früher Weltkurstadt, heute eher ein großer Parkplatz mit Häusern dazwischen. Wenn Touristen Fotos von den historischen Häuserzeilen machen, sollte das unterste Stockwerk lieber nicht auf dem Foto sein oder wie Prof. Knie bei einer der Veranstaltungen sinngemäß sagte: „Schöne Stadt haben Sie da, man darf den Blick nur nicht auf Höhe des Erdgeschosses richten.“ Im Ranking der stauauffälligsten Städte Deutschlands von Tomtom liegt Wiesbaden deutschlandweit auf Platz 3, noch vor Metropolen wie München, Stuttgart und Frankfurt.

Diese Fixierung aufs Auto liegt auch daran, dass die Alternativen ziemlich unattraktiv sind: Das Radwegenetz wird gerade erst ausgebaut und der Betreiber des Busnetzes vermeldet jährlich neue Rekorde der Passagierzahlen. Entsprechend überfüllt, unpünktlich und unpraktisch ist das System, das derartig am Anschlag ist, dass man nicht einfach noch mehr Busse reinkippen kann: Über zentrale Innenstadtzubringer fahren die heute schon im Minutentakt, so dass sie sich an den Haltestellen gegenseitig blockieren und die Verspätung noch mal zunimmt.

Der Vorteil einer Bahn ist recht simpel: Es passen viel mehr Leute rein. Selbst ein Gelenkbus fasst realistischerweise nicht mehr als 100 Personen, eine Bahn in Doppeltraktion bis zu 400 Personen. Zudem kann sie auf einem eigenen Gleiskörper am Autostau vorbeifahren, was hier in der Planung so vorgesehen war. Sie ist in der Regel leiser als Busse, fährt immer elektrisch, die Waggons halten im Schnitt 30 Jahre, während Busse nach 10 Jahren ausgemustert werden. Sie haben die für Schienenfahrzeuge typische Laufruhe und sind damit auch schlicht komfortabler, besonders für Eltern mit Kinderwagen, Menschen mit Gehhilfen usw.

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Sind Wasserstoffautos besser als E-Autos? Harald Lesch sagt ja, ich bin skeptisch

Da will man nur mal ein paar Minuten im Hinterhof sitzen und gepflegt in der aktuellen Ausgabe der Beef schmökern, schon wird man von dem blöden Gepiepe unterbrochen. Auf dem Handy erscheint ein Kommentar zu meinem letzten Artikel über Elektroautos: „Warum nehmen wir denn nicht einfach Wasserstoffautos?“ fragt mich eine Leserin. „Naja …“, beginne ich zu antworten, „da wäre zunächst …“ – weiter komme ich nicht. „Hey Jan, können wir nicht einfach Wasserstoffautos fahren?“ ruft meine Nachbarin beim Wäscheaufhängen vom Balkon. Moment mal, woher weiß die denn … Mist, das Handy fällt mir in mein Tomatenbrot. Ich antworte genervt: „Ja, können wir, aber …“ – da klingelt das Telefon. Ich fingere das glitschige Ding vom Teller und lausche neugierig einer ernsten Stimme: „Hallo, hier spricht Harald Lesch. Was spricht denn gegen Wasserstoffautos, he? HE??“

Screenshot von Terra X vom 05.06.2019
Screenshot von Terra X vom 05.06.2019

Na gut, ganz genau so hat es sich nicht zugetragen, aber ein bisschen so angefühlt hat es sich schon. Die Rückfragen zum Wasserstoff sind wohl die häufigsten überhaupt zu Artikeln, in denen es um E-Autos geht, nicht nur bei mir, sondern in Kommentarspalten generell. Zudem haben sich einige Sendungen und Zeitungen mit der Frage beschäftigt, und eine davon ist eine Folge von Terra X, in der Harald Lesch dieser Frage nachgeht – und zu meiner Bestürzung als Harald-Lesch-Fan nicht sorgfältig genug.

Nun folgt der Ruf nach Wasserstoffautos meiner Erfahrung nach meistens der ehrbaren Motivation, eine Lösung für die Umweltauswirkungen der E-Auto-Produktion zu finden. Der Gedanke ist vermutlich meistens, dass ja auch Batterien leider nicht an Bäumen wachsen, sondern mit diversen, aus der Erde gebuddelten Rohstoffen unter Energieeinsatz in irgendwelchen Fabriken hergestellt und am Ende wieder entsorgt werden müssen.

Nach drei Jahren Dauerbeschallung aus unterkomplexen ARD-Dokumentationen und Zeitungsartikeln haben viele Menschen den falschen Eindruck gewinnen müssen, dass die Verdunstungsbecken, mit denen in der Atacamawüste unter anderem Lithium gewonnen wird, dort nur aufgrund von Elektroautos Grundwasser

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Oatly Volume II, oder: Was kümmert mich mein törichtes Geschwätz von gestern?

Unerwartet: Nur kurze Zeit nach meinem Text zum Blackstone-Deal von Oatly fühlte ich mich ein bisschen so, als wäre ich auf eine Medienkampagne reingefallen und hätte mich in einem Text verrannt, den ich heute nicht mehr so schreiben würde. Je länger ich über die ganze Sache nachdenke, desto eher will ich meinem 12 Tage jüngeren Selbst widersprechen, das vorletzte Woche noch formulierte: „Beziehungsstatus zu Oatly: Es ist kompliziert.“

Nein, ich möchte natürlich immer noch keine Menschen auf ihren politischen Abwegen unterstützen. Allerdings kommt mir die Idee, meine Hafermilchkäufe hätten eine Auswirkung auf eine US-Präsidentschaftswahl, zunehmend absurd vor. Ich finde die ganze Erzählung „Investmentfirma beteiligt sich an Hafermilchhersteller“ → „Investmentfirma gehört Steve“ → „Steve ist ein alter Kumpel von Donald“ → „Die Hafermilch ist jetzt Pro-Donald“ in der Rückschau schlimm unterkomplex.

Erstens ist es nicht so, dass all der Profit von Blackstone in der Tasche des Geschäftsführers landet, da sollen ja auch noch ein paar andere Menschen arbeiten. Ein weiteres Mitglied des engsten Führungskreises ist z. B. Hamilton James, ebenfalls Milliardär, der vor acht Jahren beim Beschaffen von 2 Millionen US-Dollar für die Wiederwahl von Barack Obama geholfen hat. Und auch das sagt wenig aus, denn wir haben keinen Schimmer, ob die restlichen 3.000 Blackstone-Angestellten ihre Jahresboni für güldene Shrimpscocktails oder politische Kampagnen verjubeln.

Ich weiß weder, was Natalie Portman mit ihren Oatly-Gewinnen anstellt, noch was Jay-Z, Oprah oder der ehemalige Starbucks-CEO Howard Schultz damit machen. Spendete Schultz was für die Kampagne für Joe Biden, weil er

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Was der Blackstone-Deal von Oatly bedeutet

War Euer erster Gedanke, als Ihr vom Deal zwischen Oatly und Blackstone gelesen habt, auch „verdammt, aber die schäumt doch so schön!“? Ja, meiner auch.

Für alle, die es nicht mitbekommen haben: Seit Juli 2020 ist die Blackstone Group (Wikipedia-Link, um eine Verwechslung mit BlackRock auszuschließen) an Oatly beteiligt. Das hat seltsamerweise über Wochen hin kaum Wellen geschlagen, vielleicht einfach sommerlochbedingt, aber spätestens letzte Woche war der Ärger vieler Oatly-Konsument:innen heraufbeschworen, so dass das Unternehmen noch mal offiziell Stellung dazu bezog.

[Dieser Text erschien bereits letzten Freitag auf meiner Facebook-Präsenz. Es sollte eigentlich nur eine ganz kurze Einordnung werden, wurde aber während der Recherche immer größer, so dass ich im Nachhinein entschieden habe, dass er für einen reinen Social-Meda-Post zu schade ist. Außerdem ist gerade Teil 2 in Arbeit, der ohne Teil 1 etwas hilflos in der Luft hängt.]

Blackstone ist halt nicht irgendein Investor, sondern eine der weltweit größten Investmentfirmen unter der Leitung eines recht bekannten Großspenders der US-Republikaner, der bislang 3,7 Millionen US-Dollar für die Wiederwahl des orangefarbenen Versagers im Weißen Haus gespendet hat – sorry, ich kann den Namen einfach nicht ausschreiben, ich ekele mich davor und muss mich danach zwanghaft drei Stunden lang duschen. Entsprechend ungern möchte ich, dass mein Geld auch nur in der Nähe solcher Vorhaben landet.

Was bei dieser Berichterstattung dennoch etwas verzerrt wird: Das ist für besagten Großspender Stephen Schwarzman nicht wirklich viel Geld, denn sein Vermögen wurde jüngst auf 18,5 Milliarden US-Dollar oder 18.500 Millionen US-Dollar geschätzt. In den letzten Jahren hat er 150 Millionen US-Dollar an die Yale University gespendet, 350 Millionen US-Dollar an das MIT und 150 Millionen britische Pfund an die University of Oxford. Seine Feier zum 70. Geburtstag hat so um die 8 Millionen US-Dollar gekostet.

Seine größte politische Unterstützung ging im

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Wie Hans-Werner Sinn in der F.A.Z. behauptet, Verbrennungsmotoren seien klimaneutral

[Diesen Artikel gibt es auch als Folge 1 des Graslutscher-Podcast, eingelesen von Marco Prehler zu hören.]

Es war mir ja schon seit längerem schleierhaft, warum Hans-Werner Sinn ständig als die Kompetenz schlechthin in Wirtschaftsthemen herumgereicht wird, aber nach der Lektüre seines Gastbeitrags „Schluss mit den grünen Sperenzchen!“ in der F.A.Z. muss man sich ernsthaft fragen, ob man ihm in Zukunft auch nur die Rätselseite der Hörzu anvertrauen sollte. Er enthält derartig viele absurde Behauptungen, die ein grundsätzliches Verständnis unserer politischen Landschaft vermissen lassen, dass ich die Versuchung, naheliegende Wortwitze mit seinem Nachnamen anzustellen, nur unter Aufwendung meiner ganzen Willenskraft vermeiden konnte.

Welchen Anspruch die F.A.Z. mit der Veröffentlichung solcher Texte an sich selbst stellt, kann man nur erahnen. Veröffentlicht ist der Text im Ressort Finanzen als Gastbeitrag, aber ob er damit als persönlicher Kommentar oder redaktioneller Nachrichtenbeitrag gemeint ist, wird mir als Leser nicht klar. Den Inhalt belegende Quellen finden sich in dem 2.600 Wörter langen Beitrag keine, aber das scheint zumindest im Ressort Finanzen generell Standard bei der F.A.Z. zu sein.

Klar, in 4 Absätzen zu Börsennachrichten lässt sich nicht viel verlinken, aber Sinn formuliert wiederholt schwerwiegende Anschuldigungen, redet gerne von „den Grenzwerten“ bzw. „den Verordnungen“ und postuliert einfach mal einen „unvollständigen Weltmarkt für Kohle“. Es wäre schon spannend zu erfahren, welche von den tausenden Grenzwerten und Verordnungen zu diesem Thema denn konkret gemeint sind.

Das könnte aber auch daran liegen, dass sich für seine scheinbar aus einer Paralleldimension stammende Geschichte nur schwer Belege finden lassen, sie geht nämlich so: Weil die Autoindustrie im großen Maßstab die eigene Bevölkerung betrogen hat, konnten die Gegner der Autoindustrie wiederum ausreichend „Entrüstung schüren“ – diese ist nicht etwa von ganz alleine entstanden, weil es ein Skandal historischen Ausmaßes war, nein, angeblich haben im Hintergrund agierende Konkurrenten, grüne PolitikerInnen und mutmaßlich auch in dunklen Spukschlössern hausende, sinistre Geheimbünde

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Schreibt das Ärzteblatt alte F.A.Z.-Artikel ab, um den Fleischkonsum in Deutschland zu erhöhen und dessen Klimaschaden zu leugnen?

Die seltsamsten Artikel erscheinen irgendwie immer ausgerechnet dann, wenn ich gerade im Urlaub bin, und sei das nur ein eher übersichtlicher siebentägiger Aufenthalt an der Ostsee. Zielsichere vier Tage nach Ankunft in Schönhagen blinkte mein Posteingang derart häufig, dass es nur zwei Erklärungen gab: Oatly vertreibt endlich dieses phänomenale Eis in Deutschland oder irgendwer hatte einen unsagbar albernen Text verfasst. Nein, es war nicht das Eis.

Stattdessen hatte ich diverse PNs erhalten, weil Dr. Johannes Scholl im Ärzteblatt einen absonderlichen Text veröffentlichen durfte und dessen Entstehung ein paar wirklich interessante Fragen aufwirft. Das Ärzteblatt wird von der Deutscher Ärzteverlag GmbH herausgegeben und soweit ich das verstanden habe ungefragt an alle ausgebildeten MedizinerInnen verschickt. Kaum haltet Ihr Eure Approbation in den Händen, flattert euch regelmäßig eine auf Papier gedruckte Ausgabe in den Briefkasten. Und sollten in derselben Wohnung noch andere ÄrztInnen leben, so ist Euer Glück vollkommen: zwei oder sogar mehr Exemplare werden euch fortan in denselben Briefkasten gesteckt, leave no Altpapiercontainer behind.

Eine Abmeldung scheint hingegen ähnlich umständlich zu sein wie das Auffinden und Zerstören von sieben Horkruxen und es gibt wohl nur wenige lebendige Zeitzeugen, die so was tatsächlich mal erfolgreich bestritten haben – entsprechend viele Menschen

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Warum der große Burger-Check im ZDF eher ein kleines, anti-wissenschaftliches Burger-Checkchen ist

Nein, keine Sorge. Falls ihr jetzt mit den Augen rollt in der traurigen Erwartung, die zehnte austauschbare Replik zum Thema „was steckt eigentlich in Veggieburgern“ lesen zu müssen, die ich mir inzwischen auch mittels alter Textbausteine zusammensetzen könnte: Es wird lustiger als das – und am Ende machen wir einen schönen, tiefgründigen Ausflug auf die Meta-Ebene von „Nelson Müllers großer Burger-Check“.

Das ZDF bewirbt seine 43 Minuten lange Sendung mit den Worten „Was ist gesund, nachhaltig und günstig?“. Hey, das sind doch gute Fragen. Ich stelle eine vierte: Werden die auch beantwortet? Irgendwie habe ich das Gefühl, schon dutzende Beiträge mit einer dieser Fragestellungen gesehen und gelesen zu haben, ohne dass es darauf am Ende konkrete Antworten gab. „Wie ernähren wir uns gut, gesund und voller Genuss?“, fragt zu Beginn auch die Stimme aus dem Off, die jeden Satz dieses Beitrags so überschwänglich betont und überdeutlich ausspricht, als müsse sie eine Klasse unmotivierter Drittklässler mit einem Kaspertheater bei Laune halten.

Aus mir nicht ersichtlichen Gründen wird zudem alles extrem langsam eingesprochen. Falls ihr wissen wollt, wie langsam: Versucht einfach, den Satz „Wir testen in den Kategorien Gesundheit, Umwelt, Geschmack und Inhaltsstoffe“ auf 13 Sekunden zu strecken. Wäre das Audible, könnte man wenigstens die doppelte Abspielgeschwindigkeit einstellen. Zudem wird jede Zahl mehrfach wiederholt und alles ständig mit 20-sekündigen Schnipseln sehr radiotauglicher Songs unterlegt. Denkt das ZDF, seine Zielgruppe bestünde aus diesen Raumschiffbewohnern aus Wall-E, die sich nach 700 Jahren Medienberieselung zu degenerierten Wesen mit der Aufmerksamkeitsspanne eines bekifften Doktorfischs

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